Les données de LSST seront disponibles pour les chercheurs au Centre de Calcul de l'IN2P3, situé à Lyon.

Durant dix ans, la caméra LSST installé sur l’Observatoire Vera C. Rubin va balayer le ciel de façon systématique et prendre toutes les 30 secondes une image du ciel de 3,2 milliards de pixels.

Des milliards d’objets célestes présents dans cette collection d’images seront identifiés, caractérisés et classés afin de constituer progressivement le catalogue astronomique le plus complet jamais entrepris.

Des traitements informatiques sophistiqués et hautement automatisés seront réalisés périodiquement sur toute la collection d’images afin d’en extraire des nouvelles informations qui viendront enrichir ce catalogue. Les chercheurs conduiront des études scientifiques en s’appuyant sur les nombreuses et très détaillées informations présentes aussi bien dans le catalogue et que dans les images.

Le Centre de Calcul de l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (CNRS) met en place son savoir-faire et ses équipements informatiques pour contribuer significativement au traitement annuel des images du relevé LSST et pour en stocker l’intégralité des données qu’il va générer.

Un système de gestion de bases de données distribuées capable de traiter le déluge de données produites par Vera C. Rubin Observatory est en cours de développement.

Ces développements sont en cours au SLAC National Accelerator Laboratory, avec la contribution de l’équipe LSST du Laboratoire de Physique Corpusculaire de Clermont-Ferrand, autour du logiciel Qserv. Au CC-IN2P3, une plateforme informatique spécifiquement dédiée au Vera C. Rubin Observatory a été mise en place afin de permettre d’affiner et de confirmer le modèle de stockage et de traitement des données proposés par Qserv qui pourra servir à la production. Cette plateforme expérimentale est le fruit d’un partenariat entre le CC-IN2P3 et la société DELL.